Entrée en zone microbiologiquement maîtrisée

La maîtrise du risque de biocontamination humaine passe, à l'évidence par :

  • des soins “classiques” d'hygiène générale
  • des procédés de protection qui auront pour but d'éviter tout transfert des agents de contamination émis par la peau et les voies respiratoires
  • l'éviction, momentanée ou définitive, de tout sujet porteur de lésions cutanées ou porteur chronique de micro-organismes potentiellement dangereux.

Protection vestimentaire

L'homme, et plus particulièrement l'homme pratiquant une activité importante, est la source majeure de biocontamination dans une zone à risques. Il est donc capital, pour le maintien des performances de cette zone, de choisir une tenue adéquate et de veiller à sa bonne utilisation.

Le vêtement est avant tout une barrière ; la barrière idéale doit correspondre aux critères suivants :

  • laisser passer l'air sans forte perte de charge pour préserver le confort, mais aussi les gaz permettant une stérilisation éventuelle (oxyde d'éthylène par exemple)
  • retenir la totalité des particules dont la taille se rapproche de celle d'une bactérie
  • ne pas relarguer de particules lors de l'agitation (qu'il s'agisse de particules d'origine cutanée, ou des particules constitutives du textile)
  • elle doit avoir des qualités mécaniques essentielles pour résister aux chocs, aux différents plis occasionnés, aux variations de pression et contraintes mécaniques ou thermiques imposées par les divers procédés de nettoyage et (éventuellement) de stérilisation
  • elle doit être résistante aux agents chimiques, aux liquides (eau, alcools, solvants organiques, sérum, sang, lait…) pouvant être un facteur de biocontamination
  • son pouvoir électrostatique pourra être diversement apprécié par les utilisateurs.

Il faut enfin parfois prendre en compte les risques spécifiques liés à la présence de flamme par exemple pour la fermeture d'ampoules.

D'une manière générale, le coton, même s'il présente des avantages de confort et de traitement ultérieur non négligeables, devrait être remplacé, pour les tenues du personnel dans les zones à risques, par des textiles réalisés en fibre mélangées (polyester / coton 65/35, par exemple).

Dans les cas les plus critiques (salles de classe ISO 7 et mieux) l'utilisation de textiles synthétiques à fibres longues voire fibres continues est préconisée. Ces textiles ont la particularité, de par leur conception, de ne pas émettre de fibres.

Les textiles “non tissés”, à usage court ou unique, peuvent être envisagés pour des tenues de visiteur ou d'intervention ponctuelle. Leur durée d'utilisation ne devrait jamais dépasser la journée.

Choix des tenues

Selon les postes de travail et le degré de protection que devra apporter l'habillement, on peut se contenter d'une blouse et d'une coiffe. Il peut aussi être nécessaire de prévoir une protection complète de type combinaison avec ses accessoires (masque, cagoule, surbottes, gants…).

Dans tous les cas, quelques règles seront à respecter impérativement : ...

Extrait du dossier technique

Michel COMBET
PATRIARCHE MC+

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