
samedi 19 mai 2012
Il a fallu des siècles de recherches et de polémiques avant que l'on mette en évidence la structure moléculaire de l'eau. Pendant une période importante de notre histoire, l'eau était considérée comme l'un des quatre constituants fondamentaux du monde, avec l'air, la terre et le feu.
Une molécule d'eau, dont l'ordre de grandeur est de dix millionièmes de millimètre, est constituée d'un atome d'oxygène et de deux atomes d'hydrogène : H2O. Dans une seule petite goutte d'eau, il y a des milliers de milliards de molécules d'eau. L'atome d'oxygène possède huit électrons, dont six se trouvent sur la couche externe, tandis que les atomes d'hydrogène contiennent un électron sur leur unique couche. Chaque atome d'hydrogène est relié à l'atome d'oxygène par une liaison covalente, c'est-à-dire par la mise en commun d'un électron de leur couche externe. De ce fait, chaque atome acquiert un électron supplémentaire : l'atome d'oxygène est pourvu de huit électrons périphériques au lieu de six, les atomes d'hydrogène de deux électrons au lieu d'un. Cette configuration électronique, qui confère une grande stabilité à la molécule d'eau, lui donne en outre un caractère bipolaire. En effet, la molécule se comporte comme un dipôle électrique : son pôle positif est situé du côté des atomes d'hydrogène, son pôle négatif du côté de l'atome d'oxygène.
L'eau est un “solvant universel” capable de dissoudre de nombreuses substances, qu'elles soient solides, liquides ou gazeuses. C'est pourquoi “l'eau pure” n'existe pas dans la nature ; elle renferme toujours de multiples composés, en particulier des sels minéraux. Ce pouvoir dissolvant est également à l'origine de la salinité des océans, car les fleuves acheminent de grandes quantités de sels dissous. L'eau modèle ainsi le relief de la planète, entraînant avec elle les ions nécessaires à la nutrition des êtres vivants, mais également toutes les substances indésirables qu'elle peut rencontrer dans l'atmosphère, à la surface des sols ou en profondeur.
(décret n° 2001-1220 du 20 décembre 2001 relatif aux eaux destinées à la consommation humaine, à l'exclusion des eaux minérales naturelles).
L'eau potable est destinée à la consommation humaine. Cette eau, bien que devant répondre à des critères stricts au regard de la législation française et européenne, ne convient pas en l'état pour les applications où l'eau pure et ultra-pure est nécessaire. Cette eau contient des éléments indésirables différents suivant son origine. La qualité de la ressource en eau potable doit être suivie et contrôlée régulièrement.
L'eau est un élément indispensable au fonctionnement d'un établissement de soins. Sa population consomme environ quatre fois la quantité habituellement considérée, soit à peu près 1 m3 d'eau par jour et par lit. La qualité de l'eau distribuée doit éliminer les risques dus à son usage. En effet, certains malades sont sensibles aux risques infectieux qui peuvent être apportés par une qualité d'eau non maîtrisée.
Dans le cadre de l'accréditation des établissements de soins, les notions de qualité de soins associées à une maîtrise des coûts conduisent à une gestion globale rigoureuse de l'eau. Cette approche qualité concerne tous les acteurs de l'hôpital : la direction, le CLIN, les services techniques et biomédicaux, les personnels soignants, les médecins, les pharmaciens…
L'eau prend une part importante dans l'acte thérapeutique. Elle est un maillon de la chaîne d'hygiène (lave-mains, instruments en stérilisation) ou un “médicament” dans le cas de l'hémodialyse. Les textes réglementaires (directives européennes, pharmacopées) définissent le plus souvent les cadres normatifs et réglementaires de la purification de l'eau.
En matière de prévention du risque lié aux légionelles dans les établissements de santé, la circulaire DGS / SD7A / SD5C-DHOS / E4 n° 2002 / 243 du 22 avril 2002 précise notamment les actions préventives et curatives à mettre en place dans le domaine du nettoyage et de la désinfection des installations intérieures d'eau chaude sanitaire.
Dans l'industrie pharmaceutique l'eau est une des matières premières les plus importantes. L'eau est un des éléments les plus utilisés par l'industrie pharmaceutique. Elle peut être présente en tant qu'excipient, servir à la reconstitution d'un produit fini, participer à des étapes de synthèse ou de contrôle analytique, ou bien encore servir en tant qu'agent de nettoyage.
Or, différentes qualités d'eau sont nécessaires en fonction de l'usage pharmaceutique pour lequel elle est destinée (exemple : EMEA 2001/45-46 du 27/12/01 concernant les matières premières du médicament). La pharmacopée européenne demande de produire et de maintenir une eau pharmaceutique correspondant à l'usage pour lequel elle est destinée. Elle doit être fabriquée à partir d'une eau “bonne à la consommation humaine”.
Les pharmacopées définissent l'aspect normatif des qualités précises d'eaux destinées à la production de produits pharmaceutiques et leur mode d'obtention. Les monographies retenues pour comparaison sont celles de l'eau purifiée vrac, de l'eau hautement purifiée vrac (pharmacopée européenne) et celle de l'eau pour préparations injectables vrac. Les technologies utilisées doivent permettre de produire et de maintenir la qualité normative de ces eaux pharmaceutiques aux points d'utilisation.
Elle peut être produite par...
Extrait du dossier technique
Samah RINGA
PERMO - BWT France
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