Les isolateurs

Les premiers isolateurs seraient apparus aux USA dans les années 1940 dans les laboratoires du LOBUND (Laboratory Of Bacteriology University Notre-Dame) pour l'élevage d'animaux de laboratoires sans germe. Ces isolateurs étaient construits en acier inoxydable, munis de hublots et stérilisables à la vapeur.

Pour des questions de facilité d'exploitation et d'économie, ils ont été remplacés, dans les années 1950, par des isolateurs souples et stérilisables par voie chimique. La société La Calhène a été la pionnière de la construction des isolateurs en Europe, dans le début des années 1970, pour des applications médicales et pharmaceutiques. Le démarrage au niveau industriel et quasi systématique dans l'industrie pharmaceutique a eu lieu au début des années 1980.

Les industries agroalimentaires, devant les faibles coûts d'installation et d'exploitation des isolateurs qui les concernent, ainsi que devant la capacité de ces systèmes à accueillir des installations à fortes cadences, ont dès le milieu des années 1990 commencé à implanter des isolateurs sur des lignes de conditionnement de boissons sensibles (soft-drinks).

Nous pouvons estimer qu'à ce jour il y a dans le monde plus de 1 000 installations opérationnelles, en fonctionnement avec des contrôles et des résultats positifs, dont certaines mettent en œuvre plusieurs isolateurs.

Problématique

Les isolateurs sont utilisés par des industries variées dans lesquelles les problématiques sont parfois très différentes.

  • Pour l'industrie pharmaceutique, la problématique est double et antagoniste. Il faut, pour les médicaments injectables, protéger le produit, au cours de son élaboration et de son conditionnement, d'une éventuelle contamination microbiologique. De plus il faut parfois protéger les opérateurs de l'inhalation ou d'un contact avec un produit toxique ou “actif”.

  • Pour les animaleries, il faut considérer deux cas distincts. L'élevage d'animaux dans des conditions d'hygiène irréprochable, notamment pour les animaux réputés “sans germe” et d'autre part les expérimentations sur animaux intentionnellement contaminés. Si dans le premier cas il faut uniquement protéger l'animal d'une contamination externe, par contre dans le second cas il faut envisager les deux sens de protection. La protection de l'animal dans le cas d'expérimentations sur des animaux immunodéprimés, par exemple, et la protection de l'environnement et des opérateurs dans le cas d'expérimentations avec des substances dangereuses.

  • Pour les hôpitaux il faut ou protéger le malade immunodéprimé de toute contamination venant de l'hôpital ou des personnes en contact avec lui, ou bien dans d'autre cas il faut protéger l'environnement d'un malade atteint d'une maladie grave et contagieuse. On trouve également dans les hôpitaux des services pharmaceutiques qui assurent la confection sur ordonnances, de préparation pour nutrition parentérale, qui, comme toute solution injectable, doit être protégée de l'environnement, mais également de médicaments cytotoxiques qui nécessitent la double protection du produit et des opérateurs qui les manipulent.

  • Pour les industries agroalimentaires la problématique est principalement de protéger le produit de la contamination microbiologique. Ceci permet à la fois de garantir la sécurité alimentaire et de satisfaire aux attentes des consommateurs qui, tout en souhaitant des produits “prêts à consommer”, recherchent des produits naturels, sûrs, de longue durée de vie et qui ne sont pas dénaturés par des procédés de conservation traumatisants au niveau organoleptique.

Les domaines d'application

Les domaines les plus couramment concernés sont : ...

Extrait du dossier technique

Didier MEYER
GETINGE LIFE SCIENCES

Guide de l'Ultra-PropretéPrésentation du guideCommander le guideRéférencer le guide